Scrittori Poeti Italiani
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Marco Masetti
La relatività di Galileo
Come può il centro
dell’orbe,
dove puntan tutte
le rocce,
che sostegno danno
a mari, monti, piani,
follemente roteare
intorno al sole ?
I miei piedi
saldamente
poggiano sulla
ferma terra,
follemente
mostruoso
è il ritenere che
senza appoggio
tutto il mio mondo
lanciato sia
in una corsa
pazza.
Mari, oceani,
l’aria stessa,
non calmi sarebbe
come vedo
in questa ridente
serena giornata,
ma spaventosi
uragani, turbini,
orrendi maremoti,
terremoti,
a dannazione
sconvolgerebbero
tutto il
paesaggio.
Satana, il
tentatore conficcato
stabilmente nel
gelido centro del mondo
per più non poter
nuocere,
in movimento
libero e vorticoso sarebbe,
potendo operare
ogni male.
Ma i miei sensi ed
il mio senno
il contrario
dicono e mi rassicurano :
rittrata dunque la
tua folle tesi.
La relatività di Einstein
La materia è
energia
e l’energia
materia.
Il tempo non
esiste in sé,
solo è misura o
dimensione.
Mentre io
invecchio,
qualcun altro
ringiovanisce.
Viaggiando a
velocità folle
guadagnerò tempo
per l’eternità.
Ma nella realtà
quotidiana
vedo piuttosto il
contrario :
correndo sempre
più il tempo no ralienta,
si ferma piuttosto
per sempre.
Note esplicative
La relalività di Galileo
Galileo
Galilei (1564-1642), attraverso lo studio dei gravi, cioè dei corpi che lascia
liberamente cadere dalla Torre di Pisa ove effectua gli esperimeni, formula la
legge del moto accelerato dovuto alla forza di gravitá. Scopre la relativitá
dei moti, per cui la velocità non è un valore legato alla forza, come credevano
gli antichi, ma dipende del sistema di inferimento adottato.
Coerentemente
con tale teoria critica la concezione tolemaica, ripresa dall’aristotelismo medievale.
che pretende di incastonare la terra al centro dell’universo, ove, secondo i
teologi, srebbe caduto Satana.
La relatività di Einstein
Albert
Einstein (1879-1955), considerando le equazioni di Maxwell
sull’elettromagnetismo, dove la velocità della luce è invariante, estende la
relatività galileriana dei moti introducendo come variabile anche la dimensione
del tempo, che varía assieme alle distanze cambiando il sistema di riferimento.
In particolare più aumenta la velocità del nuovo sistema, più il tempo
rallenta.
Version française
des poèmes de Marco Masetti et de leur explication, par Mariette Cirerol
La relativité de Galilée
Comment pourrait
le centre de l’orbe
d’où pointent toutes
forteresses
soutenant mers,
montagnes et plaines,
tourner follement
autour du soleil ?
Mes pieds sont solidement
ancrés sur la terre
ferme.
Ne serait-ce follement
monstrueux
soutenir que sans
appui
tout mon monde
est lancé
dans une
course folle ?
Mers, océans,
l’air même,
ne pourrait rester
calmes comme je les vois
en cette
souriante et sereine journée :
D’épouvantables
ouragans, typhons,
d’horribles tsunamis,
tremblements de terre,
condamneraient à
l’anéantissement
tout le paysage.
Satan, le tentateur
cloué
fermement sur le
centre gelé du monde
pour ne plus
pouvoir nuire, pourrait
dans ces
mouvements vertigineux et libres
opérer tous les
maux.
Mais mes sens et
mon discernement
me disent le
contraire et me rassurent :
renonce alors à
ta folle thèse.
La relativité d’Einstein
La matière est
énergie
et l’énergie
matière.
Le temps n’existe
pas en soi-même
il n’est que
mesure ou dimension.
Tandis que moi je
vieillis
un autre
rajeunit.
Voyageant à une
vélocité folle
je gagnerai
du temps pour l’éternité.
Mais dans la
réalité quotidienne
je vois
plutôt le contraire :
courrant toujours
plus le temps ne ralentit pas,
il s’arrête
plutôt pour toujours.
Note explicative
La relativité de Galilée
Galileo Galilei (1564-1642),
à travers de l’étude de la gravité, c’est-à-dire des corps qu’il laisse tomber
librement du haut de la Tour
de Pisa, sur laquelle il expérimente, formule la loi du mouvement accéléré dû à
la force d’attraction. Il découvre la relativité des mouvements, selon laquelle
la vélocité n’est pas une valeur liée à la force, comme croyaient les anciens,
mais dépend du système d’inférence adopté.
En
cohérence avec cette théorie, il critique la concession de Ptolémée, reprise par
l’aristotélisme médiéval, prétendant encastrer la terre dans le centre de
l’univers, où, selon les théologiens, serait tombé Satan.
La relativité d’EINSTEIN
Albert
Einstein (1879-1955), considérant les équations de Maxwell sur
l’électromagnétisme, où la vélocité de la lumière ne varie pas, étend la
relativité galiléenne des mouvements en introduisant comme variante celle de la
dimension du temps, qui varie avec la distance, changeant le système
d’inférence. En particulier, plus la vélocité du nouveau système augmente, plus
le temps ralentit.
Pascuale Maffeo
LAPIDACIO – PARTE 4
Ed ecco irrompere, nessuno seppe di dove, un giovane in
viaggio. Con piedi di vento andava bello e baldanzoso, intorno saettava
occhiate roventi. Tutti si voltarono a guardare. Colui di là non si era visto
mai passare. Nessuno seppe il nome o il suo paese. La sua lingua schioccò come
frusta di demonio.
DEMONIO
Kyrie eleison
Christe eleison, disperato tra gli ulivi
va lo spasimo dei
vivi, Christe eleison Kyrie eleison.
Gira l’ocena ruoca
sale il guitto buffo è il mondo,
corre il guizzo
giocondo ride il satiro e la fronda.
Squarcia dirompe
il fuoco va la giostra della foia,
Justra nutrisce il
boia sacri lombi di monarchi.
Battono sul
tamburo l’empia razza del balzello,
incrociano il
saltello scialacquano i grifagni.
Suonano pifferai
suonano musici e baldracche,
squillano accese
bacche sopra il cranio degli dei.
Cresce in tondo si
dipana si dimena la frullana,
fanno giubilo e
bordello mille figli di zimbello.
Lambe il palmo
lambe il piede l’occhio semina bagliori,
sopra un prato di
dolori danza il lurco gabelliere.
Va la tresca di
sciagura folta e sciolta alla radura,
del politico
ringhioso va lo sfalco lussurioso.
Va lo ciarla va
l’usura l’elemosina alla messa,
sul bisogno che fa
ressa va lo sperpero in bígoncia.
Vola vortios il
trescone mille braccia ha la mattana,
mille grinfie la
scalmana mille voci il salmo a gloria.
Salta vortica la
danza passa e va la tralignanza,
ricco in mezzo al
baccanale benedice un cardinale.
Lieve il ballo schietto
il vino suona piffero e violino,
rompe sfalca il
passo vario sui relitti di un osario.
Ossa frante voi
gli eredi voi la faccia sotto i piedi,
sul calcagno che
vi preme va la storia e il mondo geme.

Bacchanale by
Salvador Dali
Version française, libre, de Mariette Cirerol
du poème de Pascuale Maffeo
LAPIDATION – QUATRIÈME PARTIE
Et voilà qu’apparaît , personne
ne sait d’où, un jeune homme en voyage. Avec les pieds au vent il avance beau
et hardi, criblant l’entourage de regards brûlants. Tous se retournent pour le
voir. Celui-là on ne l’avait jamais vu passer. Personne ne savait son nom ni
son pays. Sa langue claquait comme le fouet du diable.
DÉMON
Kyrie eleison Christe eleison, désespéré dans l’oliveraie
court le spasme
des vivants, Christie eleison Kyrie eleison.
Et tourne la roue
obscène, et apparaît le misérable bouffon
et le fou
rire éclate, se moquant du satyre et de
sa fronde.
La joyeuse déchirante lascivité des bourreaux
lustrant nourrissant
les fesses sacrées des monarques.
Les taxes impies
des impôts Battent tambour
crucifiant les
sauterelles et débauchant les rapaces.
Sonnent les
instruments des musiciens et des putains
comme des
bâtons brûlants sur les crânes des dieux.
Tournoyant avec
leurs faux les parques se démènent.
Mille enfants de
l’appeau se réjouissent et festoient.
Léchant le
bourgeon léchant le pied, l’oeil sème l’hallucination
sur un pré de
douleur ou danse le consommateur glouton.
Calamité profonde
de l’intrigue dévoilant et déployant
la nudité, la luxure
du politicien grognon.
Les ragots l’usure
l’aumône vont à la messe,
priant et
gaspillant impunément.
Le rigaudon fait
valser mille bras, l’ennui et la gloire ;
mille griffes font
croître l’excitation et mille voix, le psaume.
Tournoyant et sautant
vertigineusement la danse dégénère.
Seul riche dans la
bacchanale le cardinal la bénit.
Voluptueuse la
danse mauvais le vin, sonnez cloches et violons.
Dansez tournoyez
piétinez l’ossuaire abandonné.
Le noyau cassé,
vous les héritiers vous avez la face sous les pieds.
Le talon qui vous écrase
écrit l’histoire et le monde gémit.

Le triomphe de la
mort. Tapisserie du 16ème siècle