Poète parisienne d’aujourd’hui habitant Bondi, en Australie
Jacqueline Voignier-Marshall
Il y a un prélude de Chopin
que je ne peux plus entendre sans souffrir
et que j’écoute à satiété.
Pour moi, il exprime
les mille flétrissures du cœur.
Pourtant, il me ravit et me damne.
Pour moi, il ravive
un amour perdu, un bonheur
que je n’ai su connaître.
Il enchante l’âme et lui parle.
Il ... mais je divague.
6 février 1975
Voici la nuit, ô cœur,
celle qui nous meurtrit sans pitié,
en proie aux fantasmagories les plus cruelles,
Celle qui nous livre
à mille et un rêves chimériques,
chacun plus puissant que l’autre.
Voici la nuit, désespoir,
celle qui nous ramène à notre passé
et fait revivre certaines images,
faites pour être oubliées ou perdues.
Et ses accents se font plus pressants.
Voici la nuit sombre et douloureuse.
Mais il est des souvenirs qu’elle apporte
pour lesquels je voudrais périr.
Et les étoiles scintillent là-haut
follement, et aucune ne se ressemble
23 février 1975
Par le truchement de AIR, je t’envoie un tendre baiser : Mariette